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Lun - Ven : 8:00h - 22:00h

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Nouvelle de Jean-Claude Colonges

AUTEUR

Aquiprint

PUBLIÉ LE

29 Avril 2024

CATÉGORIE

Nouvelle

C’était en me retournant pour appeler le garçon, que je la vis. Elle était attablée, seule, juste derrière moi. Entre nous, uniquement la vitre séparant la terrasse et l’intérieur de la brasserie. Elle feuilletait une revue, qui à priorin’avait pas l’air de la passionner, à en juger par la vitesse avec laquelle elletournait les pages. C’était, ce que l’on peut appeler, une très belle femme, comme le sont très souvent les femmes de la quarantaine. De prime abord, elle était très élégante, très soignée et l’on pouvait deviner que rien sur elle n’était dûau hasard. Elle avait un fin visage, aux traits bien dessinés. De beaux yeux clairs la magnifiaient. Ses longs cheveux châtains ondulaient le long de ses joues,relevant, s’il le fallait, encore un peu plus ses traits. Une robe noire qui la moulait était fendue sur le côté et laissait entrevoir de belles jambes couleur miel, s’achevant sur un début de cuisse prometteur. J’étais littéralementtranscendé par une telle beauté. Je n’arrivais pas à détacher mon regard de cette divine apparition.

Je m’étais installé à la terrasse de ce bar, par pur hasard. J’étais descendusur Paris, uniquement pour la journée, assister à une réunion de travail. Celle-ciavait duré plus que prévu et j’en étais sorti épuisé. Dès que je fus à l’air libre,une envie de marcher, de prendre l’air m’accapara. Je me mis à arpenter les ruesde la capitale. J’avais trois heures à perdre avant de devoir me diriger vers les Invalides, lieu de départ du bus pour Orly. La journée était magnifique, au pointque l’on pouvait se croire à Aix en Provence. Depuis un moment l’idée de m’arrêter boire une bière bien fraiche me trottait dans la tête. En passant devant cette brasserie, dont toutes les tables en terrasse semblaient occupées, j’ai profité qu’un couple se lève libérant une table, pour me précipiter à leur place. Jem’installais face à la rue, de manière à m’occuper en regardant le passage sur letrottoir. En m’asseyant, j’avais fait un discret balayage du regard de la terrasse, afin de me rendre compte des gens qui m’entouraient.

Comme je tournais le dos à la baie vitrée derrière laquelle se trouvait cette si belle créature, je déplaçais ma chaise en tournant discrètement autour de la table, afin de pouvoir l’admirer sans trop me faire remarquer.

Le serveur qui avait fini par passer prendre ma commande, venait de me déposer une chope de bière devant moi. Sans perdre de temps, je me mis à la déguster, tout en continuant de détailler mon égérie. Je cherchais, sur elle, le détail qui me permettrait d’imaginer qui elle pouvait être, tenter de la découvrir, de percer ses secrets. Un flot de question se précipitait dans ma tête :
- Que pouvait-elle bien faire seule dans ce bar ?
- Attendait-elle quelqu’un ? Un mari, un ami, un amant ?
- Était-elle une femme heureuse ou délaissée ?

C’était un de mes passe-temps favoris, que de détailler des personnes sur lesquelles mon regard se posait. Je tentais en les examinant, de percer un bout du mystère de leur vie, que cela soit au travers d’une expression de leur visage ou de leur façon d’être et de se comporter.

J’étais donc en train de détailler cette belle inconnue, assise face à moi derrière la vitrine de cette brasserie, quand je me rendis compte que le bout de ses doigts qui tenaient la revue, étaient tâchés. De ma place, je devinais qu’il s’agissait sûrement de traces d’encre noire. Elle n’avait pas dû s’en apercevoirpour exhiber, de la sorte, ses mains aux doigts tachés. Sur une personne sidistinguée, c’était un détail surprenant. Elle était tellement apprêtée, qu’elle nepouvait pas avoir oubliée ces taches. Pensant lui rendre service, j’étais sur le point d’aller l’informer de la chose. C’était pour moi une occasion unique de pouvoir rentrer en contact avec elle et de recevoir en retour de sa part un peu de gratitude.

Ces taches m’interloquaient. Pourquoi ces taches d’encre sur les phalanges de sa main droite ? A mon avis, ce ne pouvait être l’œuvre que d’un stylo àplume, qu’elle avait dû tenir depuis peu de temps et qui l’avait ainsi taché. Un stylo avec lequel elle venait de rédiger un mot, peut-être une lettre ! Ce qui est certain, c’est que ce ne pouvait être qu’une missive très importante. En effet, de nos jours, pour la simple correspondance on utilise plus que les SMS voire les courriels par internet, réservant au papier un caractère officiel. A qui avait-elle pu envoyer cette lettre ? Était-ce une lettre de rupture ou une lettre enflamméequ’on écrit à une personne aimante qu’on ne peut joindre que discrètement. Pour moi, il ne pouvait s’agir de son mari, car elle semblait être une personne decaractère et donc du genre à faire les reproches les yeux dans les yeux. C’était alors peut-être, pour répondre à quelqu’un qui venait de lui déclarer sa flamme ou alors à un amant, à qui elle n’avait pas osé avouer vouloir mettre un terme à leur relation ?

- Suite de la nouvelle la semaine prochaine ! -

Bibliographie de J.C. Colonges :Une vie ! c’est si vite passé - biographie - 413 p. – mars 2016
Et si c’était lui ! - roman - 250 p. - août 2017
J’ai décidé de rester à ses côtés - la maladie d’Alzheimer de son épouse. - 235 p. - sept. 2017
Camille - roman - 267 p. - oct. 2018

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